Article TROT MAGAZINE N° 18 - octobre 2000Figure emblématique du cyclisme où il s'y est forgé un nom, Didier Louis semble vouloir connaître une destinée toute aussi brillante dans l'univers équestre. A 48 ans, celui qui fut tour à tour compétiteur de haut niveau de 1973 à 1976, directeur sportif et à l'origine de la canière des frères Madiot, de Thieny Marie, de François Lemarchand ou encore du Russe Berzin, puis respponsable du glorieux CSK Moscou, a choisi une voie différente où cependant les performances des athlètes restent prépondérantes...
Devenu homme d'affaires, c'est une simple petite annonce parue dans un quotidien spécialisé qui va réveiller en lui une passion jusqu'alors enfouie. Courtier désormais de métier, Didier Louis récolte les fruits de ce qu'il s'était trop rapidement défendu. Découvrons en quelques questions furtives cet amateur qui n'hésita pas à troquer sa bicyclette pour un... sulky !
Didier Louis, vous qui avez connu d'innombrables joies en côtoyant la "Petite Reine", comment avez-vous rencontré le monde des courses?
"Au hasard d'une annonce. A cette époque, Roger Vercruysse proposait des leçons pour devenir amateur. Dès le premier entretien télé- phonique, nous avons très rapidement sympathisé. En fait, tout petit, avant de devenir coureur cycliste, je souhaitais connaître le monde hippique. Si je le jugeais inaccessible à l'origine, pensant qu'il était réservé à une élite, cet univers devenait incompatible lorsque j'ai développé mon activité d'homme d'affaires. Désormais courtier, et par conséquent, en étroite relation avec les équidés, il paraissait de rigueur d'apprendre et de connaître différentes facettes propre à ce métier."
Roger Vercruysse a donc été un personnage important pour vous.
"Exactement, celui que je considère depuis comme un véritable ami, m'a en quelque sorte mis le pied à l'étrier. Tel un maître d'apprentissage, il m'a enseigné les ficelles, les règles, les démarches à suivre pour réussir."
Il n 'a pourtant pas été le seul à vous prendre sous son aile protectrice. D'autres professionnels de renom ont contribué à ameliorer votre dite formation, n'est-ce-pas?
j'ai eu la chance de rencontrer de grands messieurs du Trot hexagonal en la personne de Pierre Vercruysse et Michel Charlot, l'un des piliers du Sud-Ouest, mais également Michel Lenoir avec qui j'ai collaboré durant 6 mois."
Riche de conseils théoriques, vous avez cumulé avec différentes expériences en compétitions :
"J'ai obtenu ma licence de driver amateur en juin 1995 et j'ai débuté ma nouvelle carrière sportive associé à un cheval qui a marqué ma vie à jamais, Deus. Sur les conseils avisés de Roger Vercruysse, j'ai acquis ce concurrent qui révolutionna mes débuts en course".
En évoquant Deus, on ressent une grande émotion dans vos propos?
"Avec le recul, lorsque l'on connaît les exploits réalisés ensuite par ce cheval (ce fils de Niflosac engrangera la bagatelle de plus d'un million de Francs sous la férule de Pierre Vercruysse durant la saison 96/97), il ne peut laisser indifférent. Il m'a offert ma première victoire à Vittel, le 15 août 1995, mais aussi la 5ème sur l'anneau de Strasbourg, succès important puisqu'il m'ouvrait les portes du plateau de Gravelle pour m'y produire."
Nous n'avons pas encore évoqué votre pal- marès équestre. Qu'en est-il?
"Comme je le précisais auparavant, j'ai signé 5 victoires depuis que je concours, mais à cela il est important d'ajouter une douzaine de 1er accessit, ainsi qu'une pléiade de 3ème place. Néanmoins, je drive trop peu pour me façonner un tableau d'honneur élogieux. Depuis mes premiers pas en compétition, j'ai dû figurer 70 ou 75 fois sur un programme, ce qui représente environ 10 épreuves par saison."
Cet unnivers semble vous plaire. Cependant, y-a-l-il eu au cours de vos participations un souvenir qui a entaché cette réelle passion ?
"Le plus mauvais souvenir que je garde en compétition reste ma chute, certes sans gravi- té, sur l'hippodrome d'Elbeuf, car cet incident de parcours fut prémédité. En effet, je me suis retrouvé "mis en l'air" par un rival dont je tai- rais le nom, qui s'est ensuite, au micro, apitoyé sur son sort tandis que je reprenais mes esprits dans l'ambulance. Mon regret, c'est le manque de déontologie de certains concurrents qui se nomment "amateurs", et dont le comportement met en péril la sécurité de leurs adversaires."
Quelles solutions pourriez-vous apporter à ce genre d'agissements?
"De la fermeté. Pour combattre ce fléau, les commissaires devraient imposer de lourdes sanctions, puis, si besoin était, interdire toutes compétitions à ces dits sportifs. C'est, à mon humble avis, intolérable d'entendre des injures, des insultes, des menaces mêmes, entre gens appelés à évoluer couramment ensemble. A court terme, ces agissements peuvent être très dangereux et font transparaître une très mauvaise image de la profession."
Pour revenir à l'aspect purement sporlif, vous qui avez une expérience de velo indéniable, retrouve-t-on des similitudes entre les deux compétitions ?
"On peut faire un parallèle entre les deux disciplines, d'ailleurs des termes employés sont communs aux deux. Ainsi, "courir caché", "nez au vent", "se faire sortir", "rester au chaud", sont perçus de part et d'autre. Mon expérience m'a servi dans la mesure où au vélo l'athlète est obligé de réagir vite pour prendre "la bonne roue" ou la bonne initiative. Au sulky, c'est pareil, à la différence que l'on doit jauger la condition physique de notre partenaire, car, lorsque celui- ci s'arrête, c'est fini..."
De part cet entretien, on a pu constater à quel point Didier Louis tirait en ses racines cyclistes l'expérience et le bien-fondé de ses actions. L'homme, conseiller et fil conducteur pour ses clients, s'abreuve constamment de savoir pour être le plus crédible possible. Habitué aux podiums vélocipédiques, il a trouvé avec Deus, un compagnon de choix, pour s'assurer des lettres de noblesses non usurpées dans une discipline qui, très tôt, s'était manifestée à lui. Tantôt courtier, tantôt driver amateur, Didier Louis n'a en fait qu'une seule véritable passion, le cheval.
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | Presse Retour au sommaire | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | Dernières Performances des chevaux que nous conseillons Résultats et Gains des chevaux que nous avons conseillés | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | Pour etre tenu informé des temps forts de notre activité et des prochaines ventes , inscrivez-vous à notre news letter › Inscription newsletter | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |

› Flash infos |
› Dernières performances |
› Résultats et gains |
› Chevaux à suivre |
› Témoignages |
› Revue de presse |
› Vidéos |
› Newsletter |
![]()
| Retour haut de page |
|
› Edito |
› Qui sommes-nous ? |
› Didier Louis : biographie |
› Nos engagements |
![]()
› Sommaire |
› Acquérir son cheval |
› Aspects financiers |
› Carrière de course |
› Propriétaire unique |
› Association |
› Fiscalité |
› Club des Reclamers |
› Club des Yearlings |
› Sociétés d'élevage |
› Nouveaux ![]()
› Conseil et avantages |
› Les ventes publiques |
› L'achat à réclamer |
› Entraîneurs et drivers |
› Haras de Lady |
› Hydrothérapie |
› Médiation |
![]()
› Flash infos |
› Dernières performances |
› Résultats et gains |
› Chevaux à suivre |
› Témoignages |
› Revue de presse |
› Vidéos |
› Newsletter |
![]()
› Le Trot en France |
› Le Trot en Europe |
› Le bilan génétique |
![]()
› Messagerie |
› Demande d'informations |
› Tél. : 06 80 71 62 47 |
› Liens partenaires |
![]()